Edition 2007
L’association Rochefort-sur-toile, qui a bientôt 3 ans d’existence, a pour objectif de promouvoir et de développer toutes les activités culturelles et artistiques liées au cinéma à Rochefort.
Dés l’origine, l’association a souhaité créer un événement autour du cinéma, qui s’inscrive naturellement dans le cadre culturel, patrimonial et historique de la Ville, par exemple un festival.
La réouverture du Musée Hèbre de St Clément en décembre 2006 a permis de renouer avec le passé maritime de Rochefort : les collections du musée venues d’ailleurs ont suscité une curiosité pour les pays qui les ont vu naître; ce sont elles qui ont en effet inspiré le thème du Pacifique pour notre festival, et plus particulièrement le thème du Pacifique Sud.
Dés l’origine, l’association a souhaité créer un événement autour du cinéma, qui s’inscrive naturellement dans le cadre culturel, patrimonial et historique de la Ville, par exemple un festival.
La réouverture du Musée Hèbre de St Clément en décembre 2006 a permis de renouer avec le passé maritime de Rochefort : les collections du musée venues d’ailleurs ont suscité une curiosité pour les pays qui les ont vu naître; ce sont elles qui ont en effet inspiré le thème du Pacifique pour notre festival, et plus particulièrement le thème du Pacifique Sud.
| discours_bg_inauguration_hbre_st_clment.pdf |
Objectifs du festival
En inscrivant le thème géographique du festival dans le cadre des collections du musée, « Rochefort-sur-toile » souhaitait contribuer à mieux faire comprendre le sens de ces collections, à faire connaître les cultures dont elles sont issues et les peuples qui les ont imaginées et transmises.
Notre intention était de faire vivre ces collections en les faisant sortir du musée pour les remettre dans leur contexte, leur histoire : au-delà des œuvres qui témoignent des cultures de peuples « dits lointains », nous souhaitions évoquer les peuples du Pacifique d’aujourd’hui, qui ont souvent une histoire commune avec la nôtre, et qui sont maintenant à la reconquête de leur histoire, de leur identité et construisent leur émancipation et leur autonomie politique.
Ces regards croisés sur des œuvres artistiques diverses, celles du musée, et celles du cinéma, permettent des mises en perspective qui affinent et donnent du sens à notre vision et à notre compréhension: le festival se voulait un espace de découverte au-delà des clichés, des préjugés ou des représentations réductrices et figées.
Réalisation du festival
· Choix de la date :
Nous avons décidé d’accompagner l’exposition d’art contemporain papou « chimbu » présentée par le musée Hèbre de Saint-Clément : ce choix symbolisant le partenariat avec le musée et la cohésion de nos actions culturelles respectives.
· La communication :
Nous avons utilisé les outils médiatiques suivants : internet, les réseaux d’adhérents de l’association Rochefort-sur toile, les journaux et radios locaux et nationaux, le dossier de presse régulièrement actualisé, le site, les affiches, les flyers, les réseaux de partenaires (musée, mairie, université, associations locales…), les soutiens techniques ont ainsi constitué un réseau et des relais pour démultiplier et favoriser une communication ciblée.
(Environ 16 articles dans la presse, dont 5 dans Sud-ouest, 5 interviews dans des radios locales, un interview télévisuel sur RFO, des messages et annonces radios ou presses, et bien sûr l’actualisation du blog ont permis de communiquer largement sur le festival).
· Choix de la programmation :
Les films :
16 films, 13 documentaires et 3 films de fiction (cf la programmation en annexe).
Grâce au partenariat de Rochefort-sur-toile avec le cinéma ABC, « 10 canoes, 150 lances et 3 épouses » a pu être programmé sans frais, donc sans alourdir notre budget puisque nous avions retenu ce film dans le cadre de la programmation hebdomadaire de Rochefort-sur-toile .
La programmation a été réalisée avec la collaboration du réalisateur Eric Wittersheim pour la filmographie de la sphère francophone, et de Bernard Bories, président du festival des Antipodes de Saint-Tropez, pour la partie anglophone de la filmographie.
La programmation reflétait la diversité géographique (Australie, Nouvelle Calédonie, Vanuatu, Hawaii, Papouasie Nouvelle Guinée…) des peuples du Pacifique, la diversité de leurs cultures et de leur histoire, mais aussi les liens qui les rassemblent.
Notre déception a été de ne pouvoir diffuser le film « Made in Taiwan », seul film qui représentait la Nouvelle Zélande :égaré dans les circuits postaux et retrouvé après le festival, ce film a donc été remplacé au pied levé par « Fornelli, roi de Tana » prêté par André Waksman.
Les intervenants :
17 intervenants dont 10 sont les réalisateurs des films présentés: concernant les films de sphère francophone, seuls 2 réalisateurs étaient absents (« Lettres aux morts » et « les esprits du Koniambo »), cependant des intervenants extérieurs ont assuré les débats.
(cf fiche intervenants en annexe )
Il y a donc eu des intervenants pour débattre après tous les films, sauf pour les courts métrages présentés le dimanche soir, Bernard Bories, spécialiste du cinéma australien ayant dû repartir à Paris.
L’origine des intervenants étant diverse, les débats ont été enrichis de la pluralité et de la complémentarité des points de vue : des réalisateurs, des anthropologues du CNRS, mais aussi des universitaires de l’Université de La Rochelle, un producteur de cinéma (Emmanuel Priou), des hauts fonctionnaires contemporains des événements de Nouvelle Calédonie (Jean-François Merle) ont ainsi contribué à la clarté des débats.
Les débats :
Les débats ont porté sur les sujets et thèmes des films, et ont permis d’éclairer les contextes historiques et géo-politiques des films.
Une table ronde a été animée le samedi à 17h30 par Charles Illouz, directeur du département de langues étrangères appliquées de la FLASH -’Université de La Rochelle.
Le thème de la table ronde portait sur :« Peuples du Pacifique et Cinéma » :
Entreprendre de raconter, par caméra interposée, une courte tranche de vie sociale d'un peuple – a fortiori celle de divers peuples d'Océanie comme propose de le faire le festival de Rochefort –, n'est-ce pas prendre le risque d'amplifier l'étrangeté de ces existences lointaines, fort mal connues de spectateurs trop nourris de récits « exotiques » ? Entre récit construit et reportage « authentique », comment le point de vue du cinéaste vient-il rendre compte des attentes des hommes et des femmes à qui il donne la parole. Œuvre d'art et travail de témoignage se mêlent, offrant ainsi une ambiguïté productive, nécessaire à toute réflexion sur l'Autre.
Intervenants : Jessica de Largy Healy, Mathias Faurie, Barbara Glowczewski Barker, Gilles Dagneau, André Waksman, Emmanuel Priou, Anne-Laure Jaumouillé.
Nous aurions aimé être en mesure d’enregistrer la table ronde mais la salle dans laquelle elle s’est déroulée n’était malheureusement pas équipée.
Par ailleurs, il est possible que nous ayons perdu du public en changeant de salle lors de la table ronde qui se déroulait à la même heure que la visite guidée du musée .
Le public : 1077 entrées :
Le public a été fidèle, beaucoup de spectateurs ont assisté à l’ensemble du festival, avec des pics samedi et dimanche après midi (150 personnes)
Samedi et lundi matin : 70 personnes par séance, alors que les horaires étaient assez inhabituels.
Origines du public : Rochefort, Royan, la Rochelle, Poitiers, Saintes, Ile de France, Lyon…
Motivations du public : bien qu’il soit difficile d’établir une typologie précise des motivations du public, nous avons pu cependant observer que beaucoup avaient un lien personnel ou familial avec le Pacifique, ou étaient originaires du Pacifique, les autres étaient intéressés par l’orientation même du festival (orientation anthropologique par exemple), enfin certains sont venus s’enrichir à travers les films et les débats autour de thèmes qui leur étaient mal connus.
La satisfaction du public a été très grande : le livre d’or, la fidélité au cours du festival, les retours pendant et après le festival, la forte envie d’une 2ième édition, le souhait de certains rochefortais de nous aider l’an prochain, les articles de Sud-Ouest en témoignent (cf annexes).
Un festivalier enseignant à Rochefort souhaite impliquer ses élèves l’an prochain si une deuxième édition du festival a lieu en dehors des vacances scolaires.
La convivialité et la « couleur » du festival : une ambiance très conviviale a régné pendant le festival, entre festivaliers, organisateurs et intervenants, et entre festivaliers.
Tous ont apprécié la simplicité apparente du festival : pas de « tête d’affiche », pas de hiérarchie pesante ou de protocole inutile, tout s’est déroulé simplement dans une ambiance propice aux échanges; les intervenants et ceux qui le souhaitaient ont échangé en outre leurs adresses pour correspondre après le festival et prolonger cette rencontre.
Les intervenant « experts » ont pris sous leur aile les intervenants plus jeunes, voire novices, qui présentaient leurs films pour la première fois : ces moments qui n’étaient pas prévus, ou pas calculés, ont été très intenses et pourraient à l’avenir être intégrés à la réflexion sur les prochains festivals !
Le groupe kanak qui venait de Lyon ainsi que nos amis kanaks de Rochefort, de la Rochelle et d’ailleurs ont largement favorisé cette sensation de « parenthèse » qui est si agréable lors d’un festival lorsqu’il offre une ouverture vers d’autres possibles, hors de la réalité quotidienne, et des imprévus en marge de l’événement tel qu’il avait été organisé.
Enfin, il n’y a pas eu de polémiques stériles, les débats n’ont pas dérapé malgré les sujets très polémiques et une période située entre 2 tours d’élection nationale.
Le partenariat avec le musée Hèbre de Saint-Clément a également permis aux festivaliers qui ne connaissaient pas ce musée de le découvrir, et de bénéficier de 2 visites organisées gratuites; ces visites ont fait le plein et ont été très appréciées.
Les retombées économiques pour Rochefort :
La ville a été perçue « sous un autre jour », nous ont dit des festivaliers, l’image de la ville a donc bénéficié du festival.
La ville a enregistré des nuitées d’hôtel, de camping non négligeables, les restaurants du centre ville ont été sollicités : le bilan est certes difficile à mesurer, mais l’animation de la ville lors du festival a témoigné d’une activité inhabituelle.
Enfin, les Thermes, l’un de nos sponsors, ont contribué à la réussite de cette manifestation en affichant dans le hall des thermes une grande affiche sur un chevalet, et en mettant le programme à disposition des curistes.
4 La salle et l’infrastructure :
· L’infrastructure audio-visuelle
Grâce aux acquisitions récentes en matériel de projection par la Ville de Rochefort, et à la prestation de Tedelec commandée par Rochefort-sur–toile ainsi qu’à l’intervention rémunérée d’un technicien compétent, nous avons obtenu une grande qualité d’image et du son, et nous nous sommes protégés contre d’éventuels incidents techniques.
La disponibilité des agents permanents du Palais des Congrès a été en outre un soutien très apprécié.
On regrettera la défaillance des micros de la salle, engendrant des difficultés pour l’enregistrement des débats, ainsi que l’obligation de louer une sono frontale pour une bonne sonorisation des films.
· Logistique :
Hébergement : il faut souligner la bonne qualité de l’hébergement des intervenants: 8 nuitées à l’hôtel et 3 nuitées chez l’habitant.
La satisfaction des intervenants logés et de l’hôtelier a été réciproque, (des rabais ont été consentis par l’hôtelier).
Transport : les voyages SNCF ont été pris en charge par Rochefort-sur-toile .
Un livret d’accueil remis aux intervenants a été très apprécié (documentation sur Rochefort et sur le festival).
Des badges pour identifier les festivaliers, les « VIP », (les réalisateurs, les intervenants et les organisateurs) ont permis de faciliter des liens immédiats.
| prog_fest_cinemadesailleurs_2007.pdf |










